Dernière nuit à Everland de Sophie Cameron

Titre : Dernière nuit à Everland
Edition : Nathan
Pages : 379

Brody, 15 ans, vit une période difficile, entre l’argent qui manque dans sa famille et l’homophobie qu’il subit… Tout change lorsqu’il rencontre Nico, un garçon flamboyant qui assume son homosexualité et le rend fort. Nico l’entraîne à Everland, un monde où on peut être qui on veut, loin de la vie réelle. Mais Everland n’est pas éternel et pour chacun un choix s’impose : fuir définitivement sa vie ou affronter ses problèmes. Et pour Brody, difficile d’abandonner Everland et son histoire naissante avec Nico…



 

 

Ce qui m’a attiré dans ce roman, c’est sa couverture qui renvoyait à l’univers de Peter Pan, et le titre n’a fait que confirmer cette impression, pourtant, même si l’autrice emprunte quelques codes à l’univers de ce conte, on est très loin d’une réécriture.

On retrouve en effet un pays imaginaire et un héros qui à du mal à grandir, non pas qu’il ne veuille pas devenir adulte, mais il a peur, il doute de lui, de sa valeur, de sa place dans sa famille. Je pense qu’on est beaucoup à pouvoir se reconnaître dans le personnage de Brody, l’adolescence n’est pas toujours une mince affaire, ni une période facile.

Et c’est principalement ce changement de statut dont le roman va parler, comme Brody va sortir doucement mais sûrement de son adolescence, en s’ouvrant aux autres, à un autre monde, qui va devenir une passion, un refuge pour lui. J’ai aimé la manière dont l’autrice traite de tout cela et même si je trouve dommage que l’univers ne soit pas plus développé que cela, ce n’est pas le sujet principal du roman, le côté fantastique, la fuite vers l’imaginaire, l’irréel c’est juste un contexte qu’elle donne à ses personnages, une issue de secours quand tout devient trop difficile.

Au-delà de l’aspect LGBTQIA+, l’autrice aborde beaucoup d’autres thématiques fortes, comme la pression sociale et familiale que les adolescents peuvent ressentir par rapport à leur étude, l’injonction à toujours être le meilleur, donner le meilleur de soi, l’injonction à rentrer dans la norme. Elle parle aussi du mal-être adolescent et j’ai trouvé qu’elle avait des mots très justes.

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce roman, il n’est pas énorme, quelques 300 pages et il se dévore vite, je l’ai lu en même pas 3h un dimanche soir, je te le recommande pour le traitement des personnages, mais pas si tu cherches un univers fantastique, tu pourrais être déçu.


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