Le goût amer de l’abîme de Neal Shusterman

Titre: Le goût amer de l’abîme
Editeur : Nathan
Pages: 472

Caden est un adolescent de quinze ans ordinaire, qui s’intéresse à l’athlétisme et aux jeux vidéo. Pourtant, il adopte un comportement de plus en plus étrange aux yeux de ses parents : il marche seul et pieds nus dans les rues, craint que ses camarades de classe ne veuillent le tuer… Dans son esprit, Caden est devenu le passager d’un navire voguant sur des mers déchaînées.
Lorsque cela devient trop difficile pour lui de garder le contact avec la réalité, ses parents doivent l’interner en asile psychiatrique. Commence pour le jeune homme un long voyage qui doit le mener au plus profond des abysses, au risque de s’y noyer…



 

ChroniqueTransp-min

J’aime beaucoup Neal Shusterman, c’est un auteur qui a beaucoup de talent. J’avais envie de le découvrir dans un autre genre que la dystopie. Alors forcément passer de La faucheuse à Challenger Deep, c’est une expérience pour le moins troublante. 

Ici pas de décors dystopique, mais du contemporain et un sujet très dur à porter, la schizophrénie. Je dois dire que j’avais un peu peur de ce que j’allais lire parce qu’au final, c’est un sujet que les auteurs abordent avec leur ressentie, ça n’a rien de clinique. Du coup, je me demandais à quoi, cela allait ressembler. J’avais lu et adoré Je t’ai rêvé de Francesca Zappia qui traite du même sujet, pour autant je n’avais aucun autre comparatif. 

Dans l’ensemble, c’est une bonne lecture, on plonge au plus profond de la maladie et on se demande même si on va en ressortir. C’est un continuel jeu entre la réalité et les hallucinations de Caden. Je me suis prise d’affection pour ce personnage, autant parce qu’il est très courageux, autant parce que je me suis sentie à sa place et mon dieu, je n’aimerai pas du tout l’être dans la vraie vie. Ce manque de contrôle qu’on a sans même s’en rendre compte et l’impossibilité de faire la différence entre le réel et le délire de son cerveau, cela doit être quelque chose de vraiment insupportable. 

Pour autant, ce n’est pas une lecture qui m’a plus bouleversé que cela, c’est un beau texte, profond et touchant et qui sensibilise réellement à la réalité de la schizophrénie. Il m’a manqué un petit quelque chose pour que Le goût amer de l’abîme soit plus qu’une lecture sympathique, je voulais un vrai coup de poing et je l’attends encore. Néanmoins, si tu aimes les lectures qui changent de l’ordinaire, je t’invite fortement à te pencher sur le cas de cet auteur, parce que pour le coup, Neal Shusterman ne ressemble à aucun autre. 

Notes (6)

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2 réflexions sur “Le goût amer de l’abîme de Neal Shusterman

  1. Je suis ressortie assez mitigée de cette lecture. J’avais beaucoup apprécié la description de la schizophrénie mais après j’ai trouvé certaines longueurs et parfois j’étais un peu perdue tant le style est original

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