La reine du tearling, tome 1 (Erika Johansen)

Titre : la Reine du Tearling
Edition : JC Lattès
Prix : 22 E
Pages : 480
Note : 19/20
Résumé :

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l’escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.
Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente et déchaîne la vengeance de la Reine rouge.
La quête de Kelsea pour sauver son royaume et aller vers son destin ne fait que commencer. Long périple semé d’embûches, empli de bruit et de fureur, de trahisons et de combats farouches. Une épreuve du feu, qui forgera sa légende… ou la détruira.
Erika Johansen nous entraîne dans une épopée flamboyante où une jeune princesse insoumise devra lutter pour monter sur le trône.


Je dois dire que j’étais très curieuse de découvrir cette histoire depuis que j’avais lu la chronique sur Songe d’une nuit d’été, plusieurs des chroniques me le recommandaient fortement. J’ai fini par me laisser tenter au salon du livre de Montreuil, où les vendeuses n’ont pas taries d’éloge sur ce roman.

Comment vous dire que le bien qu’on en dît est largement mérité, La reine du Tearling est un excellent premier tome. Il place merveilleusement bien un décor entre dystopie et fantasy qui m’a rendu très curieuse d’en apprendre plus. Clairement, l’univers très riche que propose cette histoire est un gros plus. La plume de l’auteure est tout simplement captivante, elle s’accorde parfaitement à l’histoire. Le seul petit point négatif que je peux soulever, est qu’il y a quelques petites lenteurs, mais qui sont largement compensée par le côté addictif de l’histoire, le roman reste malgré tout très dense et cela se ressent beaucoup dans l’écriture de l’auteure. J’ai adoré l’ambiance que dégage cette œuvre, par moment pesante et parfois plus légère.

J’ai beaucoup de questions sur l’univers, mais ce qu’on a déjà dans La reine du Tearling promet un univers étendu et bien exploité. Rien qu’avec les descriptions du récit, on peut facilement visualiser ce à quoi ressemble le Tearling, et vous savez à quel point j’aime quand les romans ont une dimension visuelle ( ceci dit, La reine du Tearling ferait un excellent film). On se représente aisément les décors, les scènes et les paysages. Il y a beaucoup de talent derrière le clavier d’ Erika Johansen, une maitrise de son univers et de sa mythologie pour pouvoir mélanger aussi aisément fantasy et dystopie sans choquer son lecteur. Niveau mythologie, la dualité de ce roman m’a laissé assez perplexe, mais une agréable perplexité, cependant, j’ai hâte d’obtenir des réponses à mes innombrables questions.

J’ai été étonnamment charmée par les personnages, premièrement par notre héroïne, Kelsea est une jeune femme comme j’aime en croisé dans les romans, loin des personnages principales sublimes et plantureuse, l’auteure nous offre une héroïne avec des défauts, qui a conscience de ne pas coller aux canons de beauté, mais qui décide de ne pas en faire un drame. J’ai beaucoup aimé ce personnage pour sa maturité, son charme, sa psychologie. Kelsea est plaisante à découvrir et à suivre. L’auteure nous donne à voir un parcours initiatique semé d’embûche où l’on se prend souvent à ressentir de la compassion pour tous le poids qui pèse sur les épaules de la jeune femme.

Massus est de loin mon personnage préféré de cette histoire même s’il est talonné de près par Pen et le Fletch. Erika Johansen a vraiment pris un soin particulier à créer des personnages originaux, mais qui tiennent la route, je pourrais même dire qu’ils s’accrochent au bitum, tant ils sont bien construit et captivant. Tantôt mystérieux sans rentrer dans les clichés, tantôt aussi ouvert et lisible qu’un livre. J’ai particulièrement apprécié, le soin qu’apporte l’auteure à ses personnages. Même les antagonistes sont très intéressants à suivre.

Vous savez ce que j’ai aimé le plus dans ce roman ? C’est le moment où j’ai refermé mon exemplaire et je me suis dit, ça s’est un coup de cœur. Pourquoi ? Parce qu’il est d’une ingéniosité que j’ai rarement croisée ! L’auteure fait monter peu à peu la pression, jusqu’à ce que la seule chose qui nous importe, c’est d’arriver à la fin de l’histoire ! Je me répète, mais j’ai été complètement sous le charme de cette histoire, parce qu’en plus, elle propose une vision plutôt original du roman de fantasy classique.

Clairement, La reine du Tearling est un roman à déguster ou à dévorer, selon la préférence du lecteur, mais c’est avant tout un récit à lire. Je vous promets que vous passerez un bon moment en compagnie de Kelsea et de sa garde rapprochée ! Vous l’aurez compris La reine du Tearling est un coup de cœur complètement inattendue et j’attends avec impatience la suite de la trilogie !

 

Publicités

13 réflexions sur “La reine du tearling, tome 1 (Erika Johansen)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s