La Malédiction Grimm (Polly Shulman)

Chroniqué par Rolling Tongue

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Titre : La Malédiction Grimm
Edition : Bayard Jeunesse
Prix : 15,90 E
Pages : 511
Note : 11/20

Résumé :

Elizabeth peine à s’intégrer dans son lycée. Alors, quand son professeur d’histoire lui propose un petit job dans une bibliothèque elle se dit que ce sera l’occasion de faire des rencontres. Après un entretien pour le moins étrange, la voilà engagée. Elle s’aperçoit aussitôt que le Dépôt n’est pas une bibliothèque ordinaire : pas un seul livre à l’horizon, uniquement des objets. Mais surtout, un mystère plane au sujet d’une collection située au sous-sol et dont personne n’accepte de lui parler : la Collection Grimm. Elle abrite des objets de contes de fées – les bottes de sept lieues, le miroir de Blanche-Neige… Quelques-uns disparaissent, et un étrange oiseau géant rôde autour… Quel secret cache cette Collection Grimm qui semble déchaîner les passions ?

Dans le but d’oublier quelque peu cette canicule assommante, je me suis décidée à agir ! Pour la première fois, j’ai participé au week-end à 1000 ! Pour petit rappel, le week-end à 1000 est organisé par Lili Bouquine et consiste très simplement à lire l’équivalent de 1000 pages entre le vendredi 19h et le dimanche 00h. Je n’y croyais pas tellement mais j’ai réussi ! J’avoue tout de même avoir sélectionné des livres aux pages peu garnies histoire de m’encourager pour cette première tentative.

Du coup on va aborder Le sujet de l’article, Le livre aux pages peu garnies (mais ce n’est pas si grave) : La Malédiction Grimm.

Je vais tenter de synthétiser mon avis le plus possible : on rentre rapidement et très facilement dans l’histoire, les personnages sont plutôt sympathiques malgré le fait qu’ils sont trop facilement étiquetés (la belle adolescente totalement parfaite, le sportif au charme apparemment renversant, la seconde adolescente « passe-partout », elle est gentille ça oui, mais sans nuances … Et enfin le geek très peu aimable dans le cliché du brun ténébreux arrogant mais qui possède tout de même un petit cœur qui bat). On dirait pas comme ça mais j’ai adoré ma lecture, et c’est principalement grâce à la trame et au décor. J’ai trouvé l’idée de départ vraiment attrayante, ici nous ne sommes pas dans une réécriture de conte, l’action se déroule à notre époque et dans le monde que nous connaissons. Elizabeth (la gentille fille) fait son entrée au dépôt en tant que magasinière. Le dépôt est une sorte de bibliothèque d’objets en tout genre, mais principalement anciens. La jeune fille découvre rapidement l’existence de la collection Grimm, en effet ici les contes des Grimm s’inspirent de faits réels et les objets qu’ils décrivent sont précieusement gardés dans cette bibliothèque des plus originales. Personnellement c’est cet aspect « cabinet de curiosité » qui m’a le plus charmé dans ce roman. Le reste …

Même si ma lecture fût des plus agréables, certains points m’ont énervée, voir déçue. Comme je le disais l’idée de base est vraiment bonne et permet de nombreux développements sur les différents univers des contes de Grimm, mais malheureusement ce n’est pas assez poussé. Je m’attendais à une réelle confrontation entre ces univers fantastiques et notre monde, mais ce n’est pas arrivé. Au lieu d’un mélange homogène (qu’il serait tout à fait possible de créer), ici l’auteure utilise surtout des références, d’ailleurs un élément qui m’a profondément énervée : lorsqu’un objet issu d’un conte intervient, ou lorsque les personnages parlent d’une des œuvres des Grimm, une note nous informe que le conte cité est présenté à la fin de l’ouvrage … Que dire ?! NON ! C’est pas ça être écrivain ! Polly Shulman utilise le nom des Grimm dans son titre, elle justifie cet emploi en citant leurs œuvres, ce n’est qu’un prétexte, un procédé putaclic ! (Je tiens à préciser que cette auteure utilise ce même procédé pour chacun de ses romans : Grimm, H.G Wells, Poe, Jane Eyre. Crée ton propre style, arrête de nous sortir du réchauffé, et mal fait en plus de ça!) Ajoutez à cela le fait que le mot malédiction, me semble-t-il, n’apparaît nulle part dans le roman, vous obtenez LE PARFAIT TITRE MENSONGÉ !

Au final, ça m’embête de vous faire un avis aussi mitigé. J’ai réellement apprécié ce roman (même si je ne comprend toujours pas bien pourquoi) et je lirais les tomes suivant avec grand plaisir. C’est juste que je trouve ça tellement dommage d’avoir une base aussi bonne, permettant diverses aventures, et de gâcher cela en tombant dans la facilité et le cliché … Polly Shulman n’a, d’après moi, pas un grand talent d’écriture, mais cela n’empêche pas de créer un monde imaginaire convainquant et inédit. De plus j’ai vraiment du mal à me dire que ce livre marche bien au niveau des ventes principalement de par le fait que cette auteure utilise la popularité de grands écrivains et personnages de littérature. Je trouve cela malhonnête, surtout pour l’utilisation qu’elle en fait. Aujourd’hui de nombreux livres s’inspirent de contes, des personnages célèbres, mais certains écrivains comme Anthony Horowitz et Victor Dixen réussissent à se réapproprier l’univers originel qu’ils traitent. Ils rendent hommage aux œuvres premières en les réinvestissant et pas en utilisant des belles références dans le seul but d’assurer un certain succès.

En tout cas je vous encourage à vous faire votre propre avis et à me le partager ! Je vous encourage aussi à tenter le week-end à 1000, si ce n’est déjà fait, vraiment une bonne expérience !!!. D’ailleurs si vous avez participé à la dernière session, dites-nous comment ça s’est passé de votre côté !

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