Les étranges talents de Flavia de Luce, tome 1 (Alan Bradley)

Chronique par Rolling Tongue

Les étranges talents de Flavia de Luce, tome 1 (Alan Bradley)

Flavia de Luce
Titre : Les étranges talents de Flavia de Luce

Édition : Masque

Prix : 17 E

Résumé :

En plein été caniculaire, le paisible manoir de Buckshaw est agité par de curieux événements : un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé mort devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le colonel de Luce, maître des lieux, n’est plus lui-même.
Sa fille Flavia décide alors de mener l’enquête et va se retrouver plongée au cœur du passé tourmenté de son père. Véritable chimiste en herbe à l’esprit vif et imprévisible, ses lunettes rondes lui servent autant à attirer la compassion qu’à protéger ses yeux des projections d’acide, et nul ne peut résister à sa fabuleuse repartie….. surtout pas ses sœurs.

Ce livre est sorti en 2010, je n’en avais jamais entendu parler, ni lu de critique dessus (et c’est toujours le cas d’ailleurs), mais c’est sa couverture qui lui a permis de se démarquer dans les rayons de ma médiathèque (avec qui j’entretiens une relation amoureuse depuis maintenant 5 années, et je dois dire qu’elle ne m’a que rarement déçu). Et cette couverture … J’adore !!! Surtout le côté Famille Adams ! D’ailleurs la jeune Flavia de Luce à quelques airs de Mercredi, au point d’empoisonner le rouge à lèvre de sa sœur Ophélie (pas pour la tuer, juste pour la rendre ridicule, vous connaîtrez le résultat en lisant le livre ^^ ). Bon, reprenons : Flavia vie à Buckshaw, un manoir que les de Luce possèdent depuis plusieurs générations. Elle doit alors cohabiter avec ses deux sœurs Ophélie (le narcissisme incarné) et Daphné (une romantique toujours plongée dans de grands classiques de la littérature), son père (philatéliste), Dogger (le jardinier) et Mme Mullet (la cuisinière). Tout se déroule normalement, Flavia se fait enfermer et bâillonner par ses sœurs dans un placard (apparemment ici c’est normal) et passe le reste de son temps dans son super laboratoire de petit génie à faire des expériences de chimie, jusqu’au jour où elle retrouve un cadavre dans le jardin. Elle décide donc de mener l’enquête, et va alors faire resurgir de nombreux secrets. Oui je refais un peu le résumé mais je trouve celui du livre pas tellement ressemblant …

J’ai pas tellement aimé le déroulement de l’histoire, il y a quelques longueurs inutiles et puis globalement le tout aurait pu faire 250 pages (au lieu de 370). La fin est plutôt cool, personnellement je n’avais pas deviné qui étais le meurtrier mais en même temps je ne suis jamais à fond dans les enquêtes et puis je me suis plutôt laissé emporter par l’univers et le caractère de Flavia. J’ai vraiment adoré ce personnage qui fout un bon coup de pied à la littérature jeunesse et à ses personnages féminins. Flavia est caractérielle, sarcastique, douée d’une intelligence et d’une culture impressionnante (d’autant plus si on prend en compte le fait qu’elle n’a que 11 ans), mais surtout, elle n’a peur de rien, même pas du commissaire Hewitt (qui est quand même très très stylé). Elle est vraiment le gros points fort du roman et ça fait du bien de voir des personnages aussi aboutis.

Je suis juste tombée amoureuse du type d’écriture qu’à Alan Bradley. L’action se passe dans les années 50′ et il réussi, à travers ses personnages, à nous offrir de très nombreuses références (cinématographiques, littéraires, artistiques et j’en passe). C’est quelque chose que j’aime vraiment dans les romans, ça permet de fixer l’histoire dans une certaine réalité, mais aussi, pour le lecteur, de pouvoir élargir quelque peu ses horizons culturels. Pour ma part, j’ai beaucoup appris sur la chimie et les réactions d’éléments grâce à ce livre, d’ailleurs +1 pour la vulgarisation que fait l’auteur afin que tout le monde (même l’ancienne L que je suis, puisse comprendre ces bizarreries).

Je ne saurais en dire plus sur ce livre, c’est juste une petite merveille qui fait vraiment plaisir et change des histoires un peu niaises et abrutissantes que l’on peut trouver quelques fois dans la littérature jeunesse (attention, je ne fais pas de généralité!). Pour finir : je ne regrette pas d’avoir emprunter de suite les trois premiers tomes !

Rolling Tongue

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5 réflexions sur “Les étranges talents de Flavia de Luce, tome 1 (Alan Bradley)

    1. Ahah n’hésite surtout pas !! Pas en plus il est aussi publié chez 10-18 (avec des prix plus cool quand même ^^). J’espère que ça te plaira !!

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  1. J’adore la série, vivement le 5ème ! Et j’aime beaucoup les couvertures des éditions 10-18, l’éditeur poche qui a décidé de traduire les autres tomes (il n’y a que 3 tomes sortis en GF). Flavia de Luce est adorable et pétillante, et cette ambiance, waouh!

    Aimé par 1 personne

    1. Ahhh je ne savais pas qu’un cinquième allait sortir !!! ^^ Mais c’est vrai que les éditions 10-18 sont quand même celles qui font les plus belles couvertures au niveau des poches. Tu as lu toutes la série Flavia de Luce ?

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